L’usage détourné du protoxyde d’azote, aussi connu sous le nom de « gaz hilarant », est un phénomène identifié depuis plusieurs années qui connaît une recrudescence inquiétante chez les plus jeunes, notamment dans le milieu festif. Il s’agit désormais de la troisième substance psychoactive la plus consommée. Cette pratique est particulièrement dangereuse pour :
la santé : asphyxie, perte de connaissance et du réflexe de toux, chutes, vertiges, atteintes de la moelle épinière, carences en vitamines B12, anémie, troubles physiques et psychiques ;
la sécurité routière : avec la multiplication des accidents liés à la consommation de protoxyde d’azote ;
l’ordre public : les élus locaux et les forces de sécurité intérieure font état de la multiplication de nuisances sonores, d’attroupements, de rassemblements festifs illégaux comme les rave-partys en lien avec l’usage détourné de protoxyde d’azote ;
l’environnement : les cartouches usagées sont des déchets dangereux, abandonnées dans l’espace public, pouvant occasionner des chutes et des blessures ainsi que des explosions dans les fours incinérateurs.