Cérémonie hommage à Ange-Marie FRANCHI (31 octobre 1940 – 28 mars 1944)

Aujourd’hui, 28 mars 2022, nombreuses et nombreux sont, celles et ceux, qui sont venus rendre hommage à un enfant du village disparu il y a 78 ans, jour pour jour. Le Maire, Alexandre SARROLA et Mathieu FRANCHI ont rendu un vibrant hommage à Ange-Marie avant que le Père El Rahi bénisse la plaque commémorative et que le Dio vi salvi Regina retentisse dans tout le village de Sarrola-Carcopino.

« « N’oubliez pas le passé si vous ne voulez pas le revivre un jour. ».Cette phrase, tellement actuelle, d’Élie Wiesel que l’on cite souvent illustre bien le caractère solennel mais aussi nécessaire de la cérémonie d’aujourd’hui.Nous sommes ici rassemblés et unis, pour rendre hommage et nous souvenir d’un enfant qui nous renvoie à un passé qu’il ne faut pas oublier. Un souvenir qui doit aller au-delà de cette peine inconsolable connue des seuls parents et des familles soutenus par celles et ceux qui les entourent de leur affection et de leurs pensées (…) Commémorer la mémoire de cet enfant, ce n’est pas commémorer sa mort, ce n’est pas interpréter un chant funèbre. C’est au contraire un appel profond au combat pour la vie, à la volonté de défendre la liberté ; un appel pour agir, réagir et accomplir afin de protéger nos familles, nos enfants (…) Bien sûr, le temps ne pourra nullement amoindrir les peines des familles, des proches de toutes les victimes, mais aujourd’hui et ici par notre présence nous prenons le temps de ce souvenir, de cet hommage, mais aussi celui de nous engager corps et âme pour tous nos enfants.Vi ringraziu à tutte è tutti pà stu mumentu di sparterà è di fraternità » Alexandre Sarrola – Maire de Sarrola-Carcopino.

« Ce 28 mars 1944, j’ai 9 ans et je me trouve à l’école communale de Sarrola. Vers 16 heures, nous entendons une forte explosion en contrebas, au hameau de Carcopino. Nous nous précipitons à la fenêtre. Nous voyons les habitants courir et s’agiter. Malgré notre jeune âge, nous comprenons qu’il se passe quelque chose de grave. L’instituteur, Monsieur CASILE, nous demande de rejoindre nos places. Environ, un quart d’heure après l’explosion, Monsieur Paul SANSONETTI fait irruption dans la classe. Il commence à relater les faits et énumère les noms et prénoms des enfants touchés par l’explosion d’une grenade défensive. Il s’avère qu’une partie des victimes fait partie de ma famille. Mon petit frère Ange-Marie, qui en fait partie, décède quelques instants après l’explosion. (…) ». Mathieu Franchi.